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Défendre les lanceurs d’alerte contre SOS Méditerranée, une question de salubrité démocratique !

En 2018, alors que l’Europe sort tout juste d’une crise migratoire sans précédent qui a vu débarquer plus de 3 millions de migrants sur le sol européen au prétexte des conflits au Moyen-Orient, parfois au prix d’attentats comme à Paris ou de viols de masse comme à Cologne, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent parmi les acteurs politiques pour dénoncer la complicité de fait de certaines associations de gauche avec les passeurs trafiquants d’êtres humains.

“L’enfer est pavé de bonnes intentions”

S’il était une structure particulièrement visée par la critique, c’était bien SOS Méditerranée. Forte d’un soutien financier largement permis par des collectivités territoriales de gauche et de solides partenaires financiers (Biomérieux, Crédit Mutuel…), l’association se mobilise rapidement à travers un mode d’action spécifique : affréter des bateaux pour récupérer les migrants en mer Méditerranée et les ramener sur les côtes européennes, après avoir reçu de mystérieuses alertes laissant planer le doute sur des potentiels liens avec les passeurs.
Mais ces routes de l’immigration ne sont pas seulement empruntées par les humanitaires, SOS Méditerranée en tête : elles sont aussi utilisées par des jihadistes dont certains iront se faire sauter à Paris ou en Allemagne.
Et sur ces routes, on ne trouve pas que des Syriens ou Irakiens fuyant leurs pays, fussent-ils terroristes ; on y trouve de très nombreux Maghrébins et Africains, plus de 60% selon Eurostat.
Les critiques se font de plus en plus vigoureuses : et si cette vague migratoire était d’abord et avant tout une immigration économique, voire de peuplement ? Et si finalement, ces ONG pseudos humanitaires ne permettaient pas, par leur action, de faciliter le travail des passeurs ?

Parmi ces éveilleurs, les ex-militants de l’ONG “Génération Identitaire” : avec leur mode d’action spectaculaire, ils seront 23 en octobre 2018 à déployer une grande banderole sur la façade de l’ONG SOS Méditerranée sur laquelle est écrit : “SOS Méditerranée, complice du trafic d’êtres humains”.
La police va intervenir et, soulignant le caractère pacifique de l’action, va les placer en garde à vue. 48h, plus donc que certains agresseurs ou dealers.

Répression sociale, judiciaire et morale à l’encontre des jeunes militants

Pendant 4 ans, certains participants vont vivre l’enfer, largement permis par la violation du secret de l’instruction et la fuite dans la presse de leurs données personnelles. Ils se verront renvoyés de leur emploi, d’autres connaîtront du harcèlement moral, quand ce n’est pas leurs propres enfants dans les écoles qui seront humiliés.
Pendant 4 ans, les jeunes lanceurs d’alerte seront placés sous contrôle judiciaire strict. C’est long, 4 ans, sans pouvoir se mouvoir librement, confinés à une zone géographique précise sans pouvoir en sortir parce qu’il faut aller pointer au commissariat. D’ailleurs, certains ont manqué des fêtes familiales, comme des mariages, pour ne pas enfreindre leur contrôle.
Le lourd tribu ne s’arrête pas là pour ces jeunes ; largement permis par la victimisation militante de SOS Méditerranée, le tribunal les condamne en première instance à des peines qu’on aurait plutôt imaginées pour des délinquants de droit commun. Peines de prison dont certaines fermes, 100 000€ de dommages et intérêts, interdiction de séjourner sur une partie du territoire français et peines d’inéligibilités.
Voilà le prix démesuré payé par ces lanceurs d’alerte pour avoir dénoncé ceux que bien d’autres vont soutenir par la suite.

SOS Méditerranée, ou l’humanitaire utilisé à des fins militantes

Au-delà de la complainte médiatique théâtralisée de ces militants, SOS Méditerranée commence à concentrer de nombreuses critiques et interrogations. A l’image d’autres associations humanitaires qui ont été surprises en train d’échanger directement avec les passeurs via notamment des groupes Whatsapp, SOS Méditerranée va essuyer de nombreuses critiques de la classe politique dans sa complicité avec les trafiquants d’êtres humains. Le Ministre de l’Intérieur de l’époque Christophe Castaner ira jusqu’à les qualifier de “complices des passeurs”.
Au niveau européen, le double jeu de l’association ne passe plus. Des pays comme Malte ou l’Italie vont fermer leurs ports aux bateaux affrétés par SOS Méditerranée.
En France, la manne d’argent publique dont jouit l’association (plusieurs centaines de milliers d’euros par an) est remise en cause, et des tribunaux iront jusqu’à déclarer illégales certaines subventions versées.
Encore récemment, la candidate LR à la mairie de Marseille, Martine Vassal, promettait de supprimer la généreuse subvention versée par la ville si elle venait à conquérir la mairie.
Et pour cause : derrière le prétexte d’aide humanitaire, l’association révèle sa véritable idéologie sans-frontiériste et pour l’accueil sans condition. Sa fondatrice, Sophie BEAU, appelait elle-même à “des politiques audacieuses sur les questions migratoires et l’accueil des réfugiés”.

« La censure est l’aveu de la faiblesse de ceux qui la pratiquent. »

La Rochefoucauld n’aurait pas mieux analysé tout l’enjeu du procès en appel qui se joue les 9 et 10 février prochain. Car, non contente de vouloir répondre aux critiques sur le fond, SOS Méditerranée a préféré utiliser la censure judiciaire et bâillonner ses opposants en les faisant (lourdement) condamner.
Car in fine, c’est tout l’enjeu de cette procédure ; non pas de savoir si une banderole et quelques fumigènes méritent de la prison ferme et 100 000€ de condamnation.
Mais peut-on, encore aujourd’hui, critiquer librement et sans risque la politique d’immigration et ceux qui l’encouragent, par conviction affichée ou charité déguisée ?

Pierre Larti
Porte-parole de l’ASLA

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