SOS Méditerranée : quand une ONG pro migrants choisit le tribunal pour faire taire la critique de l’immigration
Le procès en appel des 23 anciens lanceurs d’alerte de Génération Identitaire, poursuivis pour une action politique symbolique menée en 2018, s’ouvrira dans quelques jours.
Ils avaient déployé une banderole au siège de SOS Méditerranée pour alerter l’opinion publique sur l’immigration clandestine :
« SOS Méditerranée, complice du trafic d’êtres humains ».
Plusieurs salariés de l’ONG, dont sa présidente Sophie Beau, ont engagé des poursuites judiciaires contre ces 23 lanceurs d’alerte.
Mais ce procès ne juge ni un trouble réel ni une infraction ordinaire.
Il est né d’une critique politique légitime et sert surtout à éviter ce que l’ONG redoute : un débat public sur les conséquences réelles de son action.
Cette critique n’avait pourtant rien d’isolé.
Au même moment, le président de la République Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, reconnaissaient publiquement que certaines ONG de sauvetage de migrants avaient pu se faire complices des passeurs en Méditerranée, pour promouvoir l’immigration en Europe plutôt que réaliser des missions humanitaires.
Cette stratégie de judiciarisation du débat, destinée à épuiser ses opposants, révèle que SOS Méditerranée n’agit pas comme une simple organisation de secours, mais comme un acteur politique structuré.
Par ses campagnes de formatage jusque dans les écoles publiques et ses prises de position contre les politiques migratoires des États, l’ONG défend une vision idéologique assumée, tout en refusant que cette ligne puisse être contestée.
Cette dérive n’a d’ailleurs pas échappé aux institutions.
À la suite d’un recours porté par l’ASLA, une subvention publique de la ville de Montpellier accordée à SOS Méditerranée a été annulée par le juge administratif, faute de garanties suffisantes quant au caractère strictement humanitaire de l’action financée.
Critiquer une ONG devenue acteur politique à part entière n’est pas un crime.
Transformer la procédure judiciaire en arme contre la critique démocratique, en revanche, pose un problème majeur.
L’ASLA accompagne la défense des 23 lanceurs d’alerte et prend en charge leurs frais de procédure accumulés depuis huit ans.
Soutenir ce combat, c’est refuser que la justice serve à étouffer le débat politique. Faites un don.